le proces des loups garou

A la fin du Moyen Age et pendant la Renaissance, les loups-garous étaient considérés à l'égal des sorciers et des magiciens. Quiconque était soupçonné de se transformer en loup était brûlé ou pendu (surtout en France et en Allemagne).
En un peu plus de cent ans, on a enregistré, en France, 30'000 procès de loups-garous.
Un exemple parmi tant d'autres : en 1573, dans la ville de Dole, le loup-garou Gilles Garnier est accusé d'avoir ravagé les campagnes avoisinantes et d'avoir dévoré de jeunes enfants. Après avoir confessé ses crimes, il périt sur le bûcher.
Quelques années plus tard, dans une autre localité, des paysans découvrirent le corps sanglant et horriblement mutilé d'un jeune garçon de quinze ans. Deux loups, qui s'acharnaient sur le cadavre, s'enfuirent dans les taillis quand les hommes s'approchèrent. En poursuivant les bêtes sauvages, ils tombèrent sur un homme à demi nu accroupi dans les buissons.
La créature avait un aspect bestial avec sa barbe, ses cheveux longs et ses ongles immenses auxquels étaient encore accrochés des lambeaux de chair sanguinolents. L'homme s'appelait Jacques Rollet. C'était un simple d'esprit un peu cannibale : il était en train de déchiqueter le corps du jeune garçon. Il est certain que Rollet se prenait pour un loup et que, sous l'emprise de cette folie, il avait tué et dévoré plusieurs personnes. Il fut condamné à mort.